Carte de crise (plan d'urgence personnel)
Une « crise » est un moment où tout devient trop lourd et où l'on se sent submergé, parfois sans savoir quoi faire. Or on ne réfléchit pas bien pendant une crise. L'idée est donc de préparer à froid, quand vous allez bien, une courte carte qui vous rappelle ce qui vous aide vraiment. Le jour où vous en aurez besoin, la carte est déjà là.
Quand vous allez plutôt bien
Ne cherchez pas la perfection. Répondez au plus juste pour vous ; la carte se réajuste avec le temps.
Comment je sais qu'une crise arrive ?
Qu'est-ce qui change, en premier, quand ça commence à devenir trop ? (dans le corps, les pensées, les émotions, les comportements, le sommeil)
Ce qui m'aide vraiment, même un tout petit peu
Notez 2 à 4 gestes concrets, simples et déjà essayés, qui vous font redescendre d'un cran. Des petites choses réalistes, pas des grands projets.
Ce qui ne m'aide pas (et qui peut aggraver)
Ce que vous savez par expérience être risqué en pleine crise — sans culpabilité, juste un repère pour vous et vos proches.
À qui je peux m'adresser ?
Des personnes réelles, joignables et qui comprennent : proche, professionnel (thérapeute, médecin), ligne d'écoute. Mettez le mode de contact le plus simple.
Les 3 premiers gestes que je peux faire dès maintenant
Le plus utile au tout début : la première action qui sort de la paralysie.
Si la situation reste très difficile malgré tout
Il n'y a aucune honte à demander de l'aide. Cochez ce que vous vous autorisez, et notez à qui vous irez.
Vos réponses restent sur cet appareil : la carte se génère ici, rien n'est envoyé ni enregistré en ligne.
Conseils pour que la carte soit utile
- Rangez-la où vous la verrez : au frigo, dans le téléphone (photo), dans une pochette du sac. Elle ne sert que si elle est trouvable en pleine crise.
- Montrez-la à un proche de confiance. Ainsi, en crise, quelqu'un peut vous la relire ou agir avec vous.
- Révisez-la tous les 3 à 6 mois, et après un changement important. Une carte datée se met à jour.
- Elle ne remplace pas un suivi : c'est un filet de plus, à construire avec votre thérapeute, pas à la place de l'accompagnement.